Guy Gavriel Kay

Enfants de la terre et du ciel

Ed. L’Atalante, coll. La Dentelle du Cygne, 2018

Illustration : Leraf

Titre original : Children of Earth and Sky (2016)


Quatrième de couverture :

Je voulais écrire un livre sur les territoires frontaliers en un temps d’affrontement de grande ampleur entre des empires et des religions, mais avec des personnages qui ne soient pas des figures politiques ou militaires dominantes du conflit. Ce seraient plutôt des hommes et des femmes s’efforçant de façonner, voire de contrôler, leur propre existence en traversant ce conflit ou en cheminant à ses marges.

Ces territoires, ce sont les Balkans de la fin du XVe siècle, vingt-trois ans après la chute de Sarance (Constantinople), le monde méditerranéen entre la République de Séresse (Venise) et Asharias (la désormais ottomane Istanbul).

Il y a là Danica Gradek, fougueuse amazone de la cité pirate de Senjan ; Pero Villani, jeune artiste séressinien dépêché en Asharias pour y peindre le portrait du conquérant ; Marin Djivo, cadet d’une grande famille marchande de Dubrava ; Leonora Valeri, fille reniée de la noblesse batiare en mission d’espionnage ; et celui qu’on nomme Damaz, futur djanni dans l’infanterie d’élite du calife.

Cinq personnages parmi tant d’autres, en quête de leur destinée. Leurs parcours vont se croiser, s’entrelacer, saisis dans le grand mouvement de la politique, des rivalités économiques, de la guerre et du choc des religions. Entre le hasard des rencontres et la nécessité du courant tumultueux de l’histoire, les êtres humains n’en sont que plus poignants.

Nous sommes les enfants de la terre et du ciel.


Pour aller plus loin :

Site officiel de Guy Gavriel Kay : Brightweavings

Page consacrée à ce texte sur le site Web de L'Atalante : Enfants de la terre et du ciel

Au fil de mes lectures visant à me nourrir du contexte historique et culturel du roman, j'ai notamment découvert la très belle collection « L'âme des peuples », aux éditions Nevicata, qui vise à dresser un portrait succinct mais édifiant de différentes régions du monde et de leurs habitants. M'ont été particulièrement utiles les ouvrages de François d'Alançon sur la Croatie et de Sylvie Arsever sur la Turquie.

Naturellement, j'ai également dévoré avec un grand intérêt l'une des principales sources d'inspiration de l'auteur pour ce texte : La Méditerranée de Fernand Braudel, une somme impressionnante disponible en trois tomes au Livre de poche.