Guy Gavriel Kay

Les Chevaux célestes

Ed. L’Atalante, coll. La Dentelle du Cygne, 2014

Série « Les Chevaux célestes » (tome 1, suivi du Fleuve céleste)

Illustration : Leraf

Titre original : Under Heaven (2010)


Quatrième de couverture :

On donne à un homme un coursier de Sardie pour le récompenser immensément. On lui en donne quatre ou cinq pour l'élever au-dessus de ses pairs, lui faire tutoyer l'élite – et lui valoir la jalousie, parfois mortelle, de ceux qui montent les chevaux des steppes.

L'impératrice consort du Tagur venait de lui accorder deux cent cinquante chevaux célestes. À lui, Shen Tai, fils cadet du général Shen Gao, en reconnaissance de son courage, de sa dévotion et de l'honneur rendu aux morts de la bataille du Kuala Nor.

« On me tuera pour s'en emparer. On me réduira en charpie pour mettre la main sur ces chevaux avant même que j'aie regagné la capitale. »

Deux cent cinquante sardiens, introduits par son entremise dans un empire qui éprouvait pour ces montures un désir insatiable, qui gravait à leur image des blocs de jade et d'ivoire, qui associait les mots de ses poètes au tonnerre de leurs sabots mythiques.

Le monde vous offre parfois du poison dans une coupe incrustée de pierreries, ou alors des présents stupéfiants. Il n'est pas toujours facile de distinguer l'un de l'autre.

Il est une forme de fantasy dont le Canadien Guy Gavriel Kay est le maître incontesté. Entre la Provence médiévale de La Chanson d'Arbonne, l'Espagne de la Reconquista des Lions d'Al-Rassan, l'empire byzantin de La Mosaïque de Sarance, il revisite l'histoire sous une coloration fantastique et l'imprègne de son lyrisme mélancolique si particulier.

Les Chevaux célestes s'inspire de la Chine du VIIIe siècle sous la dynastie des Tang.


Pour aller plus loin :

Site officiel de Guy Gavriel Kay : Brightweavings

Page consacrée à ce texte sur le site Web de L'Atalante : Les Chevaux célestes

Un article d'Alain Kattnig sur le retour de Guy Gavriel Kay au catalogue de L'Atalante, et un autre sur Les Chevaux célestes en particulier.

Au chapitre des belles lectures que m'ont offertes les recherches nécessaires à cette traduction, je recommande avec enthousiasme L'Apogée de la poésie chinoise – Li Bai et Du Fu de Florence Hu-Sterk, aux éditions You-Feng, une passionnante étude parallèle des deux poètes les plus fameux de l'époque des Tang.

Pour qui souhaiterait découvrir plus avant l'œuvre de ces deux poètes, les petits recueils des éditions Orphée/La Différence me semblent tout à fait indiqués : Sur notre terre exilé de Li Bai, traduit et présenté par Dominique Hoizey, et Il y a un homme errant de Du Fu, traduit et présenté par Georgette Jaeger.

En ce qui concerne le contexte historique global, je me suis beaucoup appuyé sur l'ouvrage généraliste de John K. Fairbank et Merle Goldman, Histoire de la Chine – Des origines à nos jours, traduit de l'anglais par Simon Duran, aux éditions Tallandier.

L'anthologie Dimension chevalerie chinoise, présentée par Romain d'Huissier et Nicolas Henry, aux éditions Rivière blanche, m'a aidé à m'imprégner des codes du wuxia zhuan.

Le passionnant dictionnaire Chinese Mythology A to Z de Jeremy Roberts, chez Chelsea House Publishers, m'a permis de résoudre bien des énigmes liées aux légendes chinoises.

Enfin, petite conversation avec l'Atalante quelques semaines avant la sortie de l'ouvrage :
« Il faudrait présenter en quelques lignes le contexte historique aux lecteurs...
— Mais je ne suis pas prof d'histoire, moi !
— Fais comme si. »